lundi 7 août 2017

L'âge de l'héroïne, Quentin Mouron

Quentin Mouron est un jeune auteur suisse dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'à ce que je recherche des écrivains romands à inviter à la bibliothèque. Toutes les critiques lues alors faisaient l'éloge d'un talent précoce et prometteur. Il fallait donc que moi aussi je lise ses romans ! 
Je me suis lancée, ajoutant à ma PAL ses deux derniers livres, tous deux policiers. 

Dès les premières pages de L'âge de l'héroïne, on entre dans une atmosphère sombre, sauvage, déchirée, pleine de personnages à vif. Un langage cru, sans fioritures, comme le sont les protagonistes. Mais quelle écriture ! Elle est d'une impressionnante qualité. Assurément, l'auteur connait les mots, sait jouer avec et les aime. 

A Berlin, on rencontre Frank, un détective bibliophile qui, entre deux lignes de cocaïne et une partie de jambes en l'air avec une vieille libraire, est chargé de retrouver une cargaison de drogue volée. Il semble passer plus de temps à se poser des questions sur la vie et sur ce qui habite ceux qu'il croise qu'à enquêter. 
L'enquête en soi n'est pas passionnante mais le côté décalé et la noirceur intriguent. C'est un roman court, mordant, incisif. 

Si l'histoire en elle-même ne m'a pas transcendée, l'univers dérangeant et cette très impressionnante écriture, quoique parfois trop crue, me motivent à continuer ma découverte de cet auteur.  


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